La parole est donnée aux membres du personnel


De retour de formation à Changy


Plutôt que de licencier du personnel du fait de la mise en friche d’une partie de la surface des Exploitations SCEA CHANGY-DAMBAS et SCEA BLONDINIERE, Tino DAMBAS a préféré, avec l’accord de l’Inspecteur du Travail, envoyer ces personnels en formation du 07 juillet 2006 au 26 janvier 2007, afin de préserver leur emploi et simultanément élever le niveau de leurs compétences professionnelles et personnelles. 7 d’entre eux ont accepté cette solution.
Cette formation en 3 parties de 300 h chacune, soit 900 h au total, a comporté 3 volets :

  • Remise à niveau des connaissances générales ;
  • Approfondissement des compétences en matière de culture de la banane ;
  • Projet personnel.
De retour, ils vous donnent leur point de vue sur la formation et le nouveau regard qu’ils portent sur l’exploitation où ils exercent.



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Mr Jean-Claude DONINO

Mr Jean-Claude DONINO, 53 ans, père de deux enfants vivant en métropole, est employé à la SCEA CHANGY depuis 1973 (et travaillait depuis l’âge de 16 ans), du temps de la gérance de Max Martin. Il était en chômage technique de décembre à juin 2006.
C’est avec plaisir que j’ai accueilli la proposition de formation rémunérée proposée par Monsieur DAMBAS. Planteur de bananes à temps partiel à Cambrefort et avec un niveau de BEP dessinateur, le module remise à niveau m’a quand même intéressé même si mon niveau ne le nécessitait pas et la formation informatique m’a enthousiasmé. Pourtant j’ai été très été déçu par le contenu inexistant du module “arboriculture” alors que j’en attendais beaucoup !!! Je l’avais choisi parce que j’ai un projet personnel. Celui-ci consiste en une reconversion arboricole avec cultures alternées au sol de productions maraîchères hors sol. Un départ anticipé en retraite avec aide de l’URSSAF et des collectivités locales serait l’idéal pour moi.
(entretien le 09/02/2007).



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Mr Sophie Hermann RAMIN

C’est le 08/02/2007 que j’ai rencontré Mr Sophie Hermann RAMIN. Agé de 58 ans il est père de 6 enfants. Il travaille sur l’exploitation depuis le 01/03/1991, du temps de Mr Francis LIGNIERES.
Cette formation m’a comblé, beaucoup, surtout en informatique où je sais aller sur Internet, chercher plein de renseignements qui m’ont surpris et tant intéressé ! En remise à niveau, j’avais beaucoup oublié depuis l’école et ça m’a fait du bien. Tout m’a intéressé en fin de compte et je voudrais aller plus loin en informatique si c’est possible.
Pour ma condition de travail, je suis bien. Monsieur DAMBAS comprend tous nos problèmes et il faut aller le voir, c’est bien. Mais les années me pèsent car dans notre métier, c’est le soleil, le vent et la pluie qui nous usent... Alors si je pouvais partir avant en faisant valoir ces 42 ans de travail. J’ai toujours été déclaré et j’aimerai qu’on me renseigne et qu’on m’aide pour valider ces mois travaillés en Grande Terre




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Mme Michèle GADJAR

Le 09/02/2007, Mme Michèle GADJAR apportait son témoignage et ses remarques sur ses conditions de travail. Agée de 54 ans, elle est mère de 3 enfants dont deux dans l’hexagone. Elle travaille sur cette exploitation depuis le 01/01/1985, du temps de Mr Francis LIGNIERES.
La formation dont j’ai bénéficié m’a énormément plu !!! J’ai bien aimé revoir en mise à niveau des connaissances, des matières que j’avais oubliées depuis l’école...
Pour la banane, je connaissais une partie de ce qui a été présenté mais j’ai appris aussi sur cette profession. Je suis aussi très satisfaite de ce que j’ai découvert en informatique. Malheureusement pour les plantes médicinales que j’avais demandé en 3e partie, rien ou pratiquement rien !!! c’est dommage et pas sérieux !
Et puis je vais passer un VAE (Validation de Acquis et Expérience) et je saurai quel niveau réel j’ai ! J’ai quatre revendications pour Monsieur DAMBAS. Je fais trop d’heures !
” (je lui assure que depuis plusieurs années les ouvriers sont mensualisés et qu’il leur est seulement demandé de s’organiser de façon flexible et avec le chef d’équipe pour que le travail soit réalisé. Mme GADJAR pointera ses heures de mars pour s’assurer que le total mensuel de 152 h n’est pas dépassé).
Je trouve certains travaux un peu pénibles depuis quelque temps du fait de mon état de santé (épandage urée, dépistillage). Enfin, mais Monsieur DAMBAS m’a donné son accord total, mon état de santé m’oblige aussi à manger à la pause de 10h mais aussi entre 14h30 et 15h quand je n’ai pas terminé à 13h.
Mai 2010... plus de trois années ont passé. Mme GADJA occupe maintenant des fonctions de responsabilité (voir page “SCEA CHANGY-DAMBAS” Nouvelle gestion. Mme GADJAR qui est épanouie dans ses fonctions, me rappelait son parcours professionnel dont elle est fière à juste titre, de par sa diversité et le courage qu’elle y a employé. Débutant son parcours dans le commerce puis l’agriculture, elle a occupé en métropole un poste dans l’Éducation Nationale comme Agent de Service. De retour en Guadeloupe, elle fut vendeuse-animatrice en libre service, distributrice de produits cosmétiques, vendeuse de légumes et de fleurs.
Passionnée de plantes médicinales (elle en cultive plus de 40 variétés) et de jardin créole, elle se trouve, après 25 ans de profession agricole, au service qualité de l’entreprise de Monsieur DAMBAS.



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Mme Olga VOUTEAU et, depuis 1972, ouvrière agricole sur l'exploitation CHANGY depuis Mr Max MARTIN. Elle est mère de 3 enfants dont un en métropole et 2 en Guadeloupe.
"Cette formation a été intéressante pour moi au début. L'actualisation des connaissances m'a fait du bien comme pour la plupart de nous.
En informatique, j'ai été contente de connaître ce domaine nouveau pour moi.. oui ça m'a plu. Et puis quand est arrivée la 3e partie où j'avais choisi l'arboriculture et les plantes médicinales alors là j'ai été déçue ! On ne nous a rien montré, rien appris et pourtant on connait ça en Guadeloupe et on en parle de plus. Mes collègues et moi qui avons choisi celà sont déçus aussi... Sinon, ça va, je n'ai pas à me plaindre pour mon travail
”.
(entretien le 09/02/2007).
(pas de photo de Mme VOUTEAU à sa demande)



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Mr Vitorus VATY-MORILL

Mr Vitorus VATY-MORILL âgé de 60 ans est, depuis 1976, est ouvrier à la SCEA CHANGY. C’est un homme discret et réservé qui s’affaire en silence sur son poste de travail à la pesée.
Je n’ai pas à me plaindre de mon travail mais maintenant, je pense tous les jours à ma retraite. Lundi, j’apporterai mes papiers à Monsieur DAMBAS pour qu’il me prépare ce qui doit être rempli par l’employeur. Pour la formation que j’ai reçue et qui m’a permis de garder mon emploi, je n’ai pas grand chose à dire, seulement que je voulais des renseignements de pépiniéristes et que je n’ai rien eu, rien ! Oui, je voudrais être aidé pour mon dossier de retraite parce que je pars en septembre prochain, même si j’ai déjà mon état de carrière de la Sécurité Sociale."
Vous serez aidé Mr VATY-MORILL... (entretien le 08/02/2007).





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Mr François-Joseph CLAUDE-MORICE

Mr François-Joseph CLAUDE-MORICE porte allègrement ses 58 printemps et est père de deux enfants, une fille effectuant des études en métropole pour être professeur et un garçon de 10 ans vivant en Guadeloupe. Lui aussi travaille sur cette exploitation depuis 1976, soit déjà plus de 30 ans !
Je suis rentré de formation et j’ai repris mon travail. Non, je ne vois rien à dire sur mes conditions de travail qui sont normales à part mon œil qui me gène mais nous en reparlons tout à l’heure. Oui je suis content d’être revenu après ces mois de choses nouvelles pour moi pour la plupart.
Cà m’a fait plaisir et du bien de retrouver, français, calcul... avec toutes ces années qui me séparent de l’école de Cambrefort !
Dans la 2e partie, si je connais beaucoup sur la production artisanale de bananes, j’ai appris plein de choses sur les engrais, les pesticides, la législation et bien d’autres domaines. En arboriculture, je suis resté sur ma faim ! On a planté des plants chez Mr BABIN, quelques arbres chez Mr DORMOY à Bois-Debout, désherbé !!! rien de bien important aussi je n’ai pas eu mon cours de cuisine et peu en arboriculture... J’ai envie de parler de mon accident du travail qui est arrivé en 2003. Un “kim" dépassait d’un régime en arrivant par le câble-way et mon œil a été blessé. Rétine abimée, cerclée puis opération et maintenant, je souffre de plus en plus avec la chaleur et la sueur, je voie flou de cet œil
”...
Monsieur DAMBAS, informé, lui fait dire qu’il va être convoqué sous peu par le médecin du Travail, avec les autres ouvriers. Mr CLAUDE-MORICE lui signalera cette situation.
(entretien le 13/02/2007).



SCEA Changy-Dambas


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Mr Denis JALET

Mr Denis JALET, âgé de 47 ans, est père de 2 enfants de 18 et 22 ans, tous deux en métropole. Il est le “mécano” au rôle important, appelé à intervenir sur tous les matériels des exploitations de Monsieur DAMBAS. Employé à la SODEPA sous l’autorité de Mr Muriel GIORGI, il a rejoint les exploitations de Tino DAMBAS en mars 2003.
Je suis satisfait des conditions de mon travail qui consiste à intervenir sur des matériels présentant des dysfonctionnements au cours de leur usage et dans l’atelier à Changy pour de la maintenance de matériels immobilisés. Ca concerne tracteurs, remorques, pompes, véhicules divers et matériels tractés de culture, transport....Je n’ai rien à reprocher à Monsieur DAMBAS ni à mes conditions de travail qui me laissent toute liberté d’intervention...
Pour faire avancer les choses, j’ai quelques propositions à faire, Monsieur DAMBAS est au courant de la plupart. Mettre en place assez rapidement un panneau d’occultation de la zone de soudure dans l’atelier de Changy pour protéger les yeux du personnel quand je soude à l’arc et qu’ils sont là parce qu’il y a urgence. Les 2 bassins métalliques devront être refaits, peut-être en une seule unité avant l’arrivée du prochain pic de récolte. Et puis, le hangar de Changy vieillit et une sécurisation partielle ou totale doit être envisagé
e”.
(entretien le 19/02/2007).



SCEA Blondinière


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Mr Jean LIBER

Mr Jean LIBER, âgé de 60 ans, est lui aussi un ancien de la plantation.
J’ai 60 ans et 4 enfants de 33 ans pour un garçon, 32 ans, un autre garçon, 25 ans, toujours un garçon et ma fille de 28 ans qui est policière en métropole. Je travaille ici depuis 1971 du temps de Mr DUBREUIL. Je suis content de mon travail, d’avoir du travail. Pani poblem avec Monsieur DAMBAS. Je vais de temps en temps sur l’exploitation de Trois Rivières avec mon véhicule personnel.
Je suis en train d’essayer de faire valoir mes huit ans de 1976 à 1985 parce que les papiers de Mr DUBREUIL et les miens ont été perdus pendant un cyclone. Si on me les reconnais à la Sécurité Sociale, je partirai avec un peu plus pour ma retraite
”.
(entretien le 26/02/2007)




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Mr Génor LOUEMBA

Mr Génor LOUEMBA est un homme discret.
J’aurai 62 ans en juillet prochain. Je suis martiniquais et à 26 ans je suis venu en Guadeloupe pour travailler avec Mr Maurice TELCHID à Fromager, pendant 14 ans. C’est à partir de sept 1990 que je me suis mis à travailler sur l’exploitation de Blondinière.
En décembre 2004, j’ai eu un accident de tracteur à Château Sœurette… J’ai eu beaucoup de chance ce jour-là ! pas de séquelles de cet accident du travail.
Ici je n’ai aucun problème avec personne, je fais mon travail. J’ai maintenant 62 ans, 4 enfants, une fille de 32 ans, en métropole, un garçon de 31 ans ici, une fille de 30 ans ici aussi en Guadeloupe, aussi, et un garçon de 28 ans en métropole... ça va

(entretien le 27/02/2007)



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Mr Hubert ZAMORE travaille la banane depuis l’âge de 12 ans, c’était avec sa maman sur leur toute petite parcelle.
A 14 ans, j’étais embauché chez Mr LEBLANC à la Plaine de Capesterre et à 20 ans, chez Mr François LEMETAYER pendant 4 ans à peu près.
En juillet 1976, j’arrivais ici chez Mr DUBREUIL. Mon fils de 26 ans qui est parti en France conduisait le tracto-pelle de Monsieur DAMBAS et a le même métier là-bas. Je suis bien ici et je n’ai pas à me plaindre de Mr DAMBAS à qui je n’ai rien à reprocher. Des idées pour améliorer la production et à la fois les conditions de travail et la qualité des bananes exportées ? Les berceaux sont trop courts et le fruit souffre des fois. Le système des chariots n’est pas très pratique pour les ouvriers qui chargent et déchargent. Je ne sais pas si c’est possible avec les difficultés de la banane mais mécaniser encore plus serait bien
”.
(entretien le 27/02/2007)



Plantations de l’Anse-Bertrand


Cinq ans se sont écoulés depuis l’entretien avec Mr Hubert ZAMORE. Un nouveau personnel, jeune et la tête pleine de d’idées et de projets glanés le long de son parcours dans des établissements de formation et des entreprises. La différence est qu’il est le fils du patron mais cela ne lui confère aucun privilège !

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Darry DAMBAS (à gauche -
à droite, Daniel SAINTE-ROSE)

L’exploitation que gère Tino Dambas a vu arriver en juillet 2012 le jeune Darry Dambas. Et pourquoi pas battre le fer quand il est chaud ! Alors, comme pour les précédents personnels, femmes ou hommes, jeunes ou moins jeunes, Darry qui est traité comme tout autre personnel, le sera aussi pour un entretien ! La parole lui est donnée.
Depuis juillet 2012, j’apprends chaque jour mon métier de planteur, de planteur de bananes. Chaque jour est une nouvelle expérience, avec ses acquis et ses erreurs, ses joies et sa fatigue…
Pourtant je ne suis pas un néophyte puisque j’ai un niveau BTS ACSE Analyse des Cultures et Systèmes d’Exploitation), après avoir décroché au Lycée Agricole de Baie-Mahault, un bac STAV (Sciences et Techniques des Aliments et du Vivant) option transformations des produits agricoles en denrées alimentaires.
Sur l’exploitation de mon père, j’en bave comme tout débutant soumis à un rythme sans concession mais je ne baisse pas les bras et je suis animé d’une volonté forte de bien faire ce qui m’a été confié, d’assimiler rapidement les savoir-faire des exploitations bananières. Ma formation me fait m’interroger sur les perspectives de la banane, sur ce qu’elle pourrait offrir de plus que le légume ou le fruit savourés de part et d’autre de l’Atlantique…
”.
Je reviendrai dans quelques mois pour savoir comment ce jeune diplômé est devenu un vrai pro...
(entretien le 04 septembre 2012)



Après l’ouragan DEAN...


Nous donnerons la primeur à ceux qui, par leur implication, œuvrent pour une bonne marche harmonieuse des exploitations, chefs d’équipe, mécanicien à temps plein mais aussi tous ouvriers désireux de s’exprimer dont l’action et les suggestions de chacun ne peuvent qu’améliorer les conditions de travail et de rendement donc de préservation des emplois.
Le 18 août 2007, DEAN traversait la Guadeloupe en laissant derrière lui des plantations ravagées et des emplois remis en cause. 48 ouvriers des plantations DAMBAS étaient concernés par une mesure de licenciement économique. Ils étaient répartis comme suit :

  • Exploitation de Trois-Rivières (11) ;
  • EARL Galaxie (10) ;
  • SCEA Changy-Dambas (8) ;
  • SCEA Blondinière (19).

Une fois encore (voir haut de page) Tino DAMBAS a donné la priorité au sort de son personnel, dans les jours qui ont suivi le passage de l’ouragan. Comme en juillet 2006 pour la mise en Jachère de BLONDINIERE, une formation négociée avec l’Inspection du Travail, a permis d’allier préservation d’un revenu pour chacun et garantie de réembauche en fin de formation.
Deux d’entre eux ont déjà témoigné.



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Mr Floris ZAMORE

Mr Floris ZAMORE travaille depuis l’âge de 15 ans. Agé de 47 ans; il est né à Saint-Claude et est père de 1 enfant de 11 ans.
C’est chez Mr Claude SIOUSSARAM que j’ai appris pendant deux ans le métier d’ouvrier de la banane. Après, j’ai été maçon, carreleur avec Alex Plaisant. En 1992 et pendant deux ans, c’est chez Mr LE MAITEYER que j’ai repris le travail d’ouvrier de la banane. J’ai été embauché à Blondinière, par Mr CHAULET fin 1993 et quand Monsieur DAMBAS a repris l’habitation, j’ai continué avec lui, Depuis le 1er octobre 2007, je suis en formation ici au centre de Capesterre en attendant de reprendre le travail le 1er juin 2008. Je suis très content de la formation informatique que j’apprécie beaucoup. Je connaissais bien mon métier mais tout ce qui nous est appris en phytosanitaire est important pour nous et notre avenir.
À Blondinière avec Monsieur DAMBAS, tout se passe bien, je n’ai pas à me plaindre et je suis content de travailler dans la banane et avec lui et dans l’ensemble je suis satisfait de mes conditions de travail
”.
(entretien le 08/01/2008).



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Mr Albert CLARY

Depuis 1968, Mr Albert CLARY, âgé de 56 ans, est un fidèle de ce qu’il tient encore à appeler lui aussi aujourd’hui, l’habitation Blondinière.
Je suis né à Capesterre et je suis le plus ancien ouvrier de la plantation où je travaille depuis l’âge de 17 ans.
J’ai eu au début pour patrons Mr Angelo ROUQUIN et Mr Anasthase PETRI. Je tiens à vous parler de mes 6 enfants. L’aînée, une fille de 31 ans, travaille à la cantine municipale du bourg. Mon 2e est un garçon de 30 ans qui est taxi à Bouillante. Suit un garçon de 28 ans qui est à la maison pour raisons de santé. Sa sœur de 26 ans habite à Sainte-Rose et sa sœur de 24 ans à Bouillante. Enfin, le dernier, un jeune homme de 24 ans, vit en métropole pour le moment.
Après mon service militaire en métropole à Angoulème, je suis revenu à l’habitation Blondinière sans arrêt jusqu’à aujourd’hui à part un congé de maladie de novembre 2004 à décembre 2005.
La formation me motive, me défonce la tête ! Ca me servira et il faut s’arranger pour tirer profit de ce qu’on apprend. La banane c’est mon domaine, je l’aime et je connais sa vie, ses besoins... Au travail sur l’exploitation, il faut savoir comprendre pour que tout se passe bien. Il faut savoir écouter, se taire, faire son travail des fois intense. Monsieur DAMBAS a bon cœur, il comprend et il est exigeant mais le travail ne me fait pas peur, il est motivé et au travail avec les ouvriers. Il n’aime pas rester à ne rien faire, ni lui ni ses ouvriers. Il faut toujours être à l’avant”
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(entretien le 08/01/2008).
...à suivre...