La culture de la banane


    culture de la banane

    Bananier

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    Régime de bananes

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    Régime et sa popotte

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    Popotte

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    Bananes plantain

Plante géante, herbacée pérenne du groupe des monocotylédones appartenant aux Musacées. Annuelle proprement dite car il faut couper entièrement le régime lors de la récolte ; mais vivace dans son cycle de reproduction à partir des rejets latéraux qui entraînent un nouveau cycle.
Trop d’ombre peut nuire au développement des fruits ; beaucoup de soleil demande un arrosage. Exposé en mi-ombre, appréciant particulièrement les lisières des forêts, les bordures de routes.

La véritable tige du bananier est souterraine qu’on appelle bulbe, corne ou rhizome et qui ne fait qu’affleurer le niveau du sol jusqu’à l’époque de la floraison. C’est à partir de la partie apicale du bulbe (le méristème terminal) que sont émises les feuilles et, plus tard, l’inflorescence. Chaque feuille présente une partie basale très développée, la gaine, qui s’amincit en un robuste pétiole, prolongé par une nervure centrale de part et d’autre de laquelle s’étend le limbe. Le pseudo-tronc du bananier (car ce n’est pas un vrai) n’est dû qu’à la forte imbrication des gaines foliaires, maintenues rigides par la présence de longues fibres et par la turgescence des tissus.

Les nouvelles feuilles sont émises à partir de l’apex du bulbe et doivent progresser à l’intérieur du pseudo-tronc avant d’apparaître au centre de la couronne foliaire. À sa sortie, la jeune feuille est enroulée sur elle-même comme un cigare et ne pourra se dérouler que lorsqu’elle sera entièrement dégagée.

Après avoir produit un certain nombre de feuilles (une trentaine pour les variétés cultivées), de 60 cm de large par 3 m de long environ, le méristème terminal voit sa fonction modifiée : c’est l’induction florale. La tige devient tige florale se met à croître au centre du pseudo-tronc poussant à son extrémité l’inflorescence qui se développe, grossit et finit par émerger au sommet de la plante. C’est la jetée.

Chez la plupart des variétés à fruits comestibles, l’inflorescence se recourbe vers le sol et le bourgeon appelé popotte, pend verticalement. Celui-ci est composé de spathes violacées (bractées) et à l’aisselle de chacune de ces spathes se trouve un groupe de fleurs placées en deux rangées serrées.
Le bourgeon continuant sa croissance, les spathes se soulèvent et généralement tombent, laissant apparaître les fleurs, dirigées obliquement vers le bas. Les premiers groupes sont les fleurs femelles, les organes femelles (ovaire, style et stigmate) étant proportionnellement mieux développées que les organes mâles (étamines). Après avoir produit un certain nombre de fleurs femelles, et presque sans transition, la tige florale ne porte plus que des fleurs à ovaire réduit, appelées fleurs mâles et dégénérant rapidement.

Alors que continue la croissance du bourgeon, les styles et stigmates des fleurs femelles se dessèchent tandis que l’ovaire se développe et devient fruit ou “doigt” tout en se redressant vers le haut pour chercher la lumière.
Le régime prend alors une allure définitive, composé d’un certain nombre de mains ou “pattes”, nom donné à chaque groupe de fruits issu des fleurs femelles.

Après la production et la récolte des régimes, la plante ne meurt pas ; un ou plusieurs rejets latéraux prennent alors le relais en un nouveau cycle. La pérennité du bananier est ainsi assurée par ce mode de reproduction végétative.

La récolte ou fanaison s’effectue en coupant, à l’aide d’une machette, le régime complet de bananes avant leur pleine maturité.


La culture... en raccourci

Le climat et le terrain

Climat : les régions principales de la culture des bananes sont dans un secteur humide des tropiques jusqu’à 500m d’altitude et entre 20° de latitude Nord et 20° de latitude Sud.
C’est dans ce climat que les bananes se développent le mieux. Un déplacement vers une altitude plus haute prolonge la phase végétative d’environ un mois si on monte d’environ 100m. Les précipitations devraient être au minimum de 2000mm par année et régulièrement distribuées (minimum 25-50mm par semaine). S’il n’y a pas assez de précipitations on doit arroser artificiellement.

La température ne doit pas être en dessous de 20° et pas en dessus de 40°C. Si la température est en dessous de 12°, les fruits ont un choc thermique. Dans les pays subtropicaux les hivers froids donnent un développement végétatif moins bon : les feuilles et les fruits sont moins grands et les revenus plus petits. Pour un développement optimal on utilise aussi le plein soleil. Les grandes vitesses de vent peuvent faire des grands sinistres comme casser les feuilles ou l’enracinement des faux troncs.
Les plantations doivent être protégés si possible.

Terrain : le bananier affecte de grandes prétentions au terrain. Le terrain doit posséder des bonnes propriétés physiques et chimiques car les racines ne peuvent pas tourner autour des obstacles et non plus les percer. Il doit être léger, profond, bien aéré et dans les 20cm supérieurs riches en minéraux et en matière organique. Le terrain doit être drainant. Le meilleur terrain est une terre glaise sableuse.
Le pH n’a pas une grande importance. Il peut être entre 4.5 à 8. La zone optimale est entre 5 à 7.

Multiplication et élevage du plant

La banane se multiplie végétativement par le rhizome et les rejets.
Les rejets utilisés ont six à huit mois et, avant leur inflorescence, on les appelle “maiden-suckers”. On les partage des rhizomes et les raccourcis sur 30cm de haut, comme ça on coupe l’inflorescence.
Bientôt ils commencent à faire des racines et de nouveaux rejets.
On laisse pousser les plus vigoureux. Les jeunes pousses ont une croissance très rapide. On distingue deux types de pousses : les pousses qui ont des feuilles droites encore fermées sont appelées “sword-suckers” et les pousses qui viennent de sortir du sol sont appelées “peepers”. Si on utilise des “sword-suckers” on enlève des feuilles. Les “peepers” sont moins utilisés, car elles poussent très lentement.
Si on utilise le rhizome entier, on déterre le pied avec les racines. On prélève seulement sur des plantes qui ont déjà porté des fruits.
Ensuite on enlève toutes les racines adventives et on nettoie le rhizome. On le taille sur deux ou trois yeux. Les rhizomes peuvent aussi être séparés en petits segments avec un œil pour obtenir plus de plantes. C’est mieux de prendre des pieds-mère jeunes, parce qu’ils ont moins de maladies et pas de ravageurs.

Méthode de culture

Pour cultiver les bananes on utilise un nouveau terrain, un ancien terrain de bananes ou un terrain qui était déjà utilisé par les agriculteurs. Si on cultive sur un ancien terrain de bananes on doit labourer la terre et enfouir les vieilles plantes. Mais on doit traiter la terre (avec un produit chimique) pour éviter que l’ancienne plante ne puisse faire des nouvelles pousses. Sur les autres terrains, la terre doit être légère sur une grande profondeur.
Sous les tropiques, le meilleur moment pour planter la culture est avant la pluie. Dans les régions où la pluie est régulière, on peut planter toute l’année.
En climat subtropical, si on fait une culture, on doit s’assurer que la floraison tombe dans les mois d’été.
Durant la première année on peut aussi planter des cultures annuelles entre les bananiers, comme les haricots, le maïs et d’autres légumes. Comme ceci on coupe la monoculture. Les bananiers sont aussi des plantes qui donnent de l’ombre aux autres culture comme le café ou le cacao. Les bananiers sont sensibles au manque d’eau, donc on doit souvent les arroser.

Fumure et soins

Fumure : Le bananier a besoin de beaucoup d’éléments nutritifs. La quantité d’éléments nutritifs est réglée par rapport à la région et au stade de croissance de la plante. Le premier apport en éléments nutritifs est à la plantation. Le bananier utilise une grande quantité des potassiums. Si il y a un manque de potassium il y aura un changement de couleur des feuilles et les feuilles âgées meurent.
Après le potassium, le bananier est exigeant en azote. De temps en temps on doit apporter un peu de phosphore.
Si on épand de l’engrais chez les jeunes plantes on le fait à un mètre de distance autour de la plante.
On applique une fumure de couverture lorsque le système racinaire est suffisamment développé.

Soins : Les mesures de soins sont : désherbage, travaux de sol, régulation des rejets, enlèvement des feuilles mortes et des parties malades.
L’inflorescence des fruits est entourée avec un sac plastique spécial. Ce sac protège les fruits et garde une température régulière.
Chaque semaine on fixe une bande avec une autre couleur, afin de reconnaître l’âge du fascicule.
La régulation des rejets est importante. Si on ne la contrôle pas on a trop de jeunes plantes autour de la plante adulte.
On coupe les rejets toutes les six à huit semaines. Si les travaux de soins sont bien faits, on peut obtenir un bananier de 20 ans même plus.

Ravageurs et agents pathogènes

Voir page pédagogique

Récolte

Dans la plupart des pays où on cultive des bananes, on a toute l’année des fruits. La période de récolte est limitée dans les régions subtropicales.
Une plantation de bananes ne peut jamais être récoltée en une fois. Parce qu’on doit bien vérifier que la banane soit mûre.
Les bananes n’ont pas une saison, mais la récolte intensive est d’octobre à décembre et février à mars.
Toutes les bananes sont récoltées vertes à cause du goût. Les bananes qui sont déjà mûres au fascicule ne sont plus mangeables.
On coupe des bananes si elles sont presque à la fin de leur maturation (3/4). On récolte les bananes à la main et on coupe des feuilles et le tronc en grands morceaux et on les laisse sur la plantation pour la fumure.


culture de la banane

Bananes pour épistillage

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Bassin de lavage et dépattage

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Plateau pour pesage

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    TERMES COURANTS

    Plantation : bananeraie.
    Main ou Patte : Groupe de fruits en rangées issues des fleurs femelles et pouvant compter de 5 à 10 à fruits.
    Régime : Grappe complète formée de plusieurs mains. Peut compter de 200 à 300 bananes et peser 30 Kg et plus.
    Popotte : Bourgeon à l'extrémité de la tige florale qui portera le régime. Il sera éliminé à la formation de celui-ci.
    Machette : Sabre, coupe-coupe, outil universel aux Antilles indispensable partout et pour couper le régime.